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Comment débourrer et dresser un cheval ?

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Comment débourrer et dresser un cheval ?
Comment débourrer et dresser un cheval

Éduquer un poulain de A à Z, tout lui apprendre et avoir le plaisir de lui enseigner l’art de l’équitation… Débourrer et dresser un cheval s’apparente presque à de la magie et donne des frissons à tous les amoureux de la gent équine !

Mais ce n’est pas si simple, car le chemin est long et semé d’embûches. Voyons quelles sont les principales phases du dressage d’un cheval depuis son plus jeune âge.

 

Comment débourrer un cheval

Débourrer un cheval, quelle aventure… Ne vous lancez pas à l’aveuglette  : vous devez être un cavalier expérimenté pour pouvoir accompagner les premiers pas d’un poulain dans le monde de l’équitation. Commençons par une brève définition du débourrage.

Il s’agit de l’apprentissage du poulain pour qu’il devienne un cheval de selle. Son initiation se fait en plusieurs temps et s’étale généralement sur plusieurs semaines. Quand le débourrage est terminé, le cheval répond aux ordres donnés à la voix et sait se déplacer à la main et monté aux trois allures.

Ce travail de longue haleine cède alors la place au dressage classique du cheval. En effet, on ne dresse pas une monture tant qu’elle n’est pas parfaitement débourrée.

 

Quand commencer le débourrage ?

Le débourrage intervient à des phases différentes de la vie du poulain. Dans le cas d’un cheval destiné aux courses hippiques, il aura lieu très tôt. Dans un élevage ou un centre équestre, on prend généralement plus de temps pour débourrer les poulains.

Même chose pour les écuries spécialisées dans les sports équestres, comme le concours complet ou le CSO. Tout dépend aussi de l’usage auquel le poulain est destiné : randonnée, monte par des enfants, traction hippomobile… Dans tous les cas, le poulain doit obligatoirement être sevré de sa mère.

C’est une étape indispensable pour qu’il soit suffisamment mature.

 

Mon poulain est-il prêt à être débourré ?

Le sevrage du poulain se fait généralement entre 8 et 12 mois. Cependant, on ne commence pas le travail tout de suite. En effet, on déconseille fortement de monter sur le dos d’un poulain avant ses deux ou trois ans. La raison à cela est très simple : sa colonne vertébrale n’est pas assez solide et son squelette pas totalement terminé.

Faire subir des pressions et des tensions fortes à la morphologie d’un poulain, c’est la meilleure manière de nuire à son moral et à sa croissance physique. Cela peut même être à l’origine de maladies comme l’ostéochondrose (trouble du développement ostéo-articulaire).

 

L'idéal est de laisser votre poulain jouer au pré avec d'autres congénères de son âge durant cette période cruciale.

L’idéal est de laisser votre poulain jouer au pré avec d’autres congénères de son âge durant cette période cruciale.

 

L’idéal est de laisser votre poulain jouer au pré avec d’autres congénères de son âge durant cette période cruciale. Le jeu est un exercice formidable qui permet au jeune équidé de se construire des muscles et des articulations puissants. Conservez donc votre bon sens et attendez que votre cheval soit un jeune adulte avant de le mettre au travail.

Vous éviterez ainsi des blessures et des retards de croissance irrémédiables, qui nuiraient à son avenir professionnel et à son bien-être.

 

Les grandes étapes du débourrage du cheval

Si vous ne vous sentez pas prêt à débourrer et dresser un cheval, demandez conseil à votre moniteur ou à un expert. Sinon, voici les différentes étapes du débourrage à suivre impérativement dans l’ordre. En effet, ne brûlez pas les étapes au risque de nuire à la psychologie du cheval.

 

La mise en confiance

La première étape consiste à familiariser votre poulain avec l’humain. En réalité, cette partie de l’apprentissage débute dès son plus jeune âge ! Même quand le poulain tète encore sa mère, vous pouvez l’habituer à votre présence.

En effet, le jeune équidé ne supporte pas d’être éloigné de la jument. Profitez-en pour vous occuper de sa mère devant lui : de longs pansages, des friandises, des manipulations au licol… Ainsi, le poulain saura que vous ne représentez pas un danger.

Bien sûr, pas besoin de le coller tout le temps, laissez-lui un peu d’oxygène : il aura tout le temps d’apprendre plus tard. Pour l’instant, contentez-vous d’offrir à votre poulain les meilleures conditions possibles pour grandir et s’éveiller à la vie.

 

Le travail au sol

Selon son caractère et celui de sa mère, votre poulain aura plus ou moins confiance en l’être humain. Certains se laissent aisément manipuler dès leur jeune âge alors que d’autres sont plus rétifs. Lorsque vous souhaitez démarrer le débourrage proprement dit, il va falloir apprendre au poulain à se laisser toucher et mener en main facilement.

Commencez par passer du temps avec lui, seul dans une carrière, et à le familiariser au pansage. Passez doucement l’étrille et la brosse douce sur toutes les parties de son corps, en étant sensible à ses réactions. Gardez à l’esprit que ce stimulus est tout nouveau pour lui !

C’est aussi le bon moment pour lui apprendre à donner le pied et à se faire curer les sabots. Le maréchal-ferrant vous remerciera plus tard…

 

Commencez par passer du temps avec lui

Commencez par passer du temps avec lui

 

Faites-lui découvrir le licol et la longe très progressivement. Posez-les par terre pour qu’il puisse les renifler, caressez son corps avec, approchez-les doucement de sa tête. Quand le bon moment est venu, enfilez-lui le licol. Surtout, votre poulain ne doit pas reculer brusquement et tirer au renard.

Pas de concours de force : cédez dès qu’il tire sur la longe en arrière, pour ne pas engendrer de blessures et de réflexes de résistance. Lorsque le poulain ne se défend plus, vous pourrez commencer à marcher en main. Enseignez-lui à rester à côté de vous, sans dépasser, ainsi qu’à tourner et à s’arrêter sur demande.

Le travail en longe peut durer plusieurs semaines pour mettre en confiance votre poulain.

 

La découverte du montoir et du harnachement

Une fois que le licol et la longe sont acceptés, passez au reste du matériel équestre. Posez le filet, la selle et le tapis dans un coin du manège et laissez le cheval les observer à sa guise. Pour lui apprendre à accepter le mors, vous pouvez passer un doigt dans sa bouche.

De plus, n’oubliez pas que la selle est un objet très intimidant, imposant et qui fait du bruit. Agitez les étriers pour produire des sons métalliques afin d’habituer votre poulain. Vous pouvez ensuite approcher la selle de son dos très doucement et progressivement…

Veillez à ne pas franchir la limite de sa zone de confort. Quand vous sentez qu’il est prêt, posez la selle et attachez la sangle de manière lâche. Ça y est, votre poulain est équipé !

 

Les premiers pas en selle

Il est temps de monter à cheval. Ne sous-estimez pas l’importance de ce moment pour votre poulain. Cependant, tout se passera bien si vous faites preuve de délicatesse.

Vous connaissez certainement la métaphore “Une main de fer dans un gant de velours“. C’est ainsi qu’il faut procéder : avoir des mouvements et gestes assurés, mais délicats. Commencez par mettre une selle adaptée à sa taille sur son dos et à la bouger un peu.

Ensuite, pendant que quelqu’un tient votre cheval en longe, allongez-vous en travers de son dos. Faites attention à votre propre sécurité et restez prudent si vous constatez que votre poulain est effrayé.

 

Pat Parelli, célèbre horseman américain.

Pat Parelli, célèbre horseman américain.

Si tout se passe bien, vous pouvez essayer de monter à califourchon. Utilisez un montoir pour ne pas avoir à porter trop de poids d’un côté du corps du cheval lorsque vous l’enfourchez. Redressez-vous peu à peu lorsque vous êtes monté et caressez l’encolure de votre monture en lui parlant de manière sereine.

C’est fait : votre poulain est officiellement un cheval de selle. Dans les prochaines semaines, faites de courtes sessions de monte, si possible plusieurs par jour. Votre monture se fatigue vite du fait de son jeune âge : prenez garde à ne pas trop l’épuiser.

Lorsque le poulain répond bien aux principales commandes (avancer, s’arrêter, tourner) au pas, vous pourrez tenter le trot, puis le galop.

“On ne peut prétendre maîtriser un cheval tant qu’on ne se maîtrise pas soi-même”

Pat Parelli, célèbre horseman américain.

 

Comment dresser un cheval

Votre cheval est débourré : commence maintenant la longue école du dressage. En réalité, dresser un cheval dure tout au long de sa vie. Les équidés ont soif d’apprentissage et doivent être sans cesse sollicités pour rester en forme et heureux.

De plus, la meilleure manière de ne pas laisser de mauvaises habitudes s’installer est de rappeler tout le temps les réponses correctes. Cela vaut d’autant plus si vous pratiquez des sports équestres en compétition, où vous avez besoin que votre cheval soit réactif et parfaitement éduqué.

 

Lire les grands maîtres

Si vous êtes très investi dans le dressage de votre cheval, pourquoi ne pas apprendre des grands maîtres ? Ces grands hommes ont marqué leur empreinte à tout jamais dans le monde de l’équitation. Xénophon est probablement le premier grand maître connu de toute l’Histoire (430 à 335 avant Jésus-Christ).

Son “Traité d’équitation” a inspiré les hommes de cheval à la Renaissance, notamment Federico Grisone. Pluvinel a également marqué l’histoire de l’équitation au XVIème siècle en réfléchissant à des manières plus douces de dresser les chevaux. Ses préceptes sont encore appliqués aujourd’hui par l’Ecole espagnole de Vienne.

 

Le “père de l’équitation française” s’appelle François Robichon de la Guérinière (1687-1751), auteur de “L’école de cavalerie”. Au XIXème siècle, c’est au tour de François Baucher de révolutionner les méthodes de dressage. Un de ses plus prestigieux élèves se nomme le Général L’Hotte.

Enfin, n’oublions pas les maîtres de l’art équestre issus d’autres pays. Un des plus célèbres se nomme Nuno Oliviera (1925-1989). Cet écuyer portugais enseignait une véritable manière d’être à cheval. Il prônait l’équilibre, la symétrie et le calme comme étant l’essence même de l’équitation.

Sa pensée est aujourd’hui rassemblée dans un seul ouvrage, “Œuvres complètes“.

 

S’intéresser à l’éthologie

Au XXème siècle, le monde entier découvre une nouvelle manière de monter à cheval. Elle nous vient tout droit des Etats-Unis, où Tom Dorrance a fondé le “mouvement éthologique”. Tout vient d’une discipline scientifique appelée l’éthologie, qui consiste à observer les chevaux dans leur milieu naturel.

True unity. Quand l'homme et le cheval ne font qu'un : les fondements de l'équitation éthologique

True unity. Quand l’homme et le cheval ne font qu’un : les fondements de l’équitation éthologique de Tom Durrance

En apprenant à connaître leur manière d’être et leurs interactions sociales, les éthologues parviennent presque à parler leur langage. Les horsemen américains (Ray Hunt, Pat Parelli, Monty Roberts, Andy Booth…) provoquent l’admiration du public. Grâce à leur méthode scientifique, ils obtiennent des résultats stupéfiants lorsqu’il s’agit de débourrer et dresser un cheval. On les appelle même les “chuchoteurs“…

L'homme et le cheval en harmonie. Pour approfondir la relation entre le cheval et l'homme

L’homme et le cheval en harmonie. Pour approfondir la relation entre le cheval et l’homme de Ray Hunt

Natural Horse-Man-Ship en Français de Pat Parelli

Natural Horse-Man-Ship en Français de Pat Parelli

 

 

 

De nos jours, l’équitation éthologique est toujours aussi prisée. Il est vivement conseillé d’appliquer ses principaux préceptes pour dresser son cheval. La notion la plus importante à apprendre est celle du renforcement positif. Cela signifie que l’on récompense son cheval immédiatement après une bonne action, pour qu’il soit tenté de réitérer. Le contraire s’appelle le renforcement négatif : on punit le cheval lorsqu’il ne donne pas la bonne réponse. Pratiquez le renforcement positif pour garder le moral et l’envie d’apprendre du cheval intacts. En équitation éthologique, on privilégie aussi beaucoup le travail au sol, notamment avec un licol éthologique et un stick.

 

Travailler la réponse aux aides

Un cheval bien dressé est un cheval qui répond bien aux aides, tout simplement. On distingue les aides naturelles (la voix, les jambes, les mains et le poids du corps) des aides artificielles (la cravache et les éperons). Le but est d’utiliser ses aides naturelles de la manière la plus légère possible et d’obtenir une réponse instantanée du cheval.

Vous vous en doutez, c’est le travail de toute une vie ! On s’en bien compte en observant des cavaliers de dressage lors d’un concours international : leurs aides sont si discrètes qu’on ne voit même pas leurs mains et leurs jambes bouger…

Voici les préceptes du bon dresseur :

  • Demander peu mais récompenser beaucoup

  • Commencez toujours la leçon par des exercices connus

  • Travailler l’incurvation et le mouvement en avant du cheval

  • Ne jamais entrer dans un “combat” avec le cheval (plus il tire sur les rênes, plus je tire en retour…)

  • Toujours employer les mêmes aides pour obtenir le même résultat

  • Rechercher constamment la finesse et la légèreté dans ses aides

Si vous vous efforcez de suivre ces recommandations, votre cheval vous impressionnera par sa progression. Rappelez-vous qu’il n’y a pas de mauvais élèves, il n’y a que des mauvais professeurs ! A vous de débourrer et dresser votre cheval dans le respect de son physique et de son mental. Vous parviendrez ainsi à une véritable alchimie dans votre couple : le rêve de tout cavalier…

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